Spiritualité

LA RÈGLE DE SAINT BENOÎT

En tant que Bénédictines Adoratrices nous appartenons à la grande famille Bénédictine fondée sur la spiritualité de la règle de saint Benoît et sur la vie monastique.

L'unique source sur sa vie est le livre second des dialogues de saint Grégoire le Grand écrit environ 50 ans après la mort de saint Benoît.

Benoît naît vers l'an 480 à Nursie, en Ombrie, Italie. Voulant rompre avec le monde, il abandonne ses études à Rome et se retire dans une grotte près de la ville actuelle de Subiaco pour chercher Dieu dans la solitude et la prière. Bientôt, sa renommée d'homme de Dieu lui attire de nombreux disciples. Benoît les regroupe en douze petits monastères qui vivent sous sa direction.
Vers 529, des ennuis l'obligent à quitter cet endroit, et il va s'établir sur le Mont Cassin avec quelques compagnons, où il fonde un monastère. C'est durant cette dernière étape de sa vie que, peu à peu, il rédige sa Règle des moines, seul écrit que nous ayons de lui. Il meut vers 547.

UNE VIE MONASTIQUE

La vie monastique est "une école pour apprendre à servir le Seigneur" et "l'atelier où nous devons travailler avec ardeur, c'est la clôture du couvent, avec la stabilité dans la communauté" (Cf. RB Prologue).

LA VOCATION BÉNÉDICTINE
La première condition de la vocation  bénédictine est de chercher Dieu et être remplie de zèle pour la prière. C'est ce qui est demandé à la postulante qui frappe à la porte du Couvent. La Règle de saint Benoît (& 48) indique parmi les critères de la vocation monastique la recherche de Dieu et le service de Dieu (le culte divin). La recherche de Dieu s'exerce de manière privilégiée à "l'Opus Dei". C'est tout la vie monastique est qui par essence recherche de Dieu.
Cette attention à Dieu et à son service placé au-dessus de tout crée la "paix bénédictine", cette "paix de Dieu qui surpasse toute intelligence" (Ph. 4, 7).



UNE VIE BÉNÉDICTINE

La vie bénédictine est une vie monastique avec ses caractères propres : une vie de prière (Ora) et une vie de travail (Labora).

Ora (du latin, prière) : La prière est à la fois personnelle et communautaire.
  • la prière personnelle : "...quand tu pries, retire-toi dans ta chambre...". La prière personnelle est une prière de toute la journée ; que l'on soit au jardin ou au bureau, toutes les activités sont sanctifiées par la prière.
  • la prière communautaire ou "l'Opus Dei" : "...lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux". Les soeurs bénédictines sont réunies pour réciter la prière de l'Eglise (Laudes, Milieu de jour, Vêpres et Complies) dont le centre est la messe conventuelle.
Dans la vie monastique ces deux formes de prières, personnelle et communautaire, se complètent. L'une ne peut être séparée de l'autre. La culture monastique est au service de la vie spirituelle. Pour que l'adoration et la louange soient vraies, il convient de connaître les merveilles de Dieu dans l'histoire comme dans le monde contemporain. L'Eglise n'est pas une réalité abstraite, mais elle est un corps vivant dont la bénédictine doit pouvoir suivre l'évolution, en faisant siennes ses intentions de prières. Ce qui suppose une formation et une information continues.
Une bénédictine ne doit pas cesser d'approfondir le mystère de Dieu par la "Lectio divina" c'est-à-dire une lecture méditée à partir de la Parole de Dieu (la Bible), ou à travers les commentaires des Pères de l'Eglise.


Labora (du latin, travail) : le travail
  • le travail manuel : c'est une nécessité pour vivre et pour rester en clôture. C'est un facteur d'équilibre, une contribution à la Création.
  • le travail intellectuel ou l'étude des choses de Dieu : la "lectio divina". Elle a pour but de s'imprégner de Dieu par l'Ecriture Sainte, de connaître pour aimer.
Le travail est une des composantes importantes de la Règle monastique. Nécessaire pour l'équilibre personnel, il revêt deux formes : intellectuelle ou manuelle.
La tradition monastique privilégie le travail en équipes et ces relations de travail contribuent à fortifier l'unité de la communauté. Le silence, l'humilité, l'obéissance et la charité sont les conditions habituelles du travail qui, s'il est accompli selon la Régle, ne détourne pas de la présence habituelle de Dieu.

"Ils seront vraiment moines s'ils vivent du travail de leurs mains à l'exemple de nos Pères et des Apôtres" (RB).


LA LECTIO DIVINA

Chaque jour la soeur bénédictine se met en présence de Dieu à travers une lecture individuelle d'un passage de la Bible ou un commentaire des Pères de l'Eglise. L'expression latine "lectio divina" se traduit littéralement en français par "lecture divine".
Pour une lectio divina accompagnée chaque jour : Lectio divina



L'ADORATION EUCHARISTIQUE
« Aimez l’Eucharistie, adorez-la, célébrez-la » (Jean-Paul II)

Fidèle à l’idéal bénédictin la priorité de notre Congrégation est l’Opus Dei, le service de la liturgie et de la prière. Marquée dès les origines par une formation bénédictine nous célébrons la liturgie et l’Office Divin selon les usages bénédictins.
La glorification de Dieu se produit aussi à travers l’œuvre de nos mains dans les divers travaux du Couvent « qu’en toutes choses Dieu soit glorifié » (RB 57, 9).
Avec Marie, première adoratrice du verbe incarné, cette adoration imprègne les célébrations liturgiques, se prolonge tout au long de la journée et féconde notre dévouement auprès des personnes que l’on rencontre.

« À l’heure de l’Office Divin, dès qu’on a entendu le signal, on doit laisser tout… et accourir en se hâtant… Que rien ne soit donc préféré à l’œuvre de Dieu » (RB 43, 1-3).






Veillées d’Adoration - Groupe Abba Dijon